Service De Chirurgie Cancérologique Gynécologique et du Sein - Professeur Lecuru

Service de Chirurgie Cancérologique Gynécologique et du Sein

Pôle Cancérologie – Spécialités de l'HEGP.
Labellisé par l'APHP «centre expert cancer du sein» et «centre expert en oncologie gynécologique».

chirurgiegynecologique.eu


Pronostic

Pour les tumeurs épithéliales malignes.

Les stades précoces (stades I et certains stades II) ont un excellent pronostic avec un taux élevé de guérison.
Ceci renforce la nécessité de les diagnostiquer correctement, en les « identifiant » parmi les kystes de l'ovaire. Le diagnostic repose sur les données cliniques, l'échographie de deuxième intention, l'IRM et le dosage des marqueurs.

L'intervention chirurgicale est un temps important de leur traitement, car elle doit effectuer l'exérèse de la tumeur (ou des tumeurs en cas de stade bilatéral), idéalement sans rupture per-opératoire, mais aussi lastadification (bilan de l'extension de la tumeur) précise c'est-à-dire des prélèvements multiples dans la cavité abdominale et les ganglions pour s'assurer de l'absence d'extension en dehors des annexes. Il est indispensable que le diagnostic soit confirmé par un anatomopathologiste entraîné à cette pathologie. Le traitement doit être décidé par une Réunion de Concertation Multidisciplinaire (RCP) également entraînée, qui proposera les indications de chimiothérapie de façon adaptée aux derniers référentiels.

Les stades dits « avancés » (essentiellement les stades III et IV) restent malheureusement les plus fréquents (environ 75% des patientes). La notion la plus répandue est qu'ils ont un pronostic très sombre à court terme. Les choses ont néanmoins changé depuis 10 ans. La codification de la chirurgie avec l'objectif souvent atteint de faire la résection complète des localisations péritonéales, la chimiothérapie systématique, l'ajout du bevacizumab (AVASTIN), le diagnostic systématique des mutations germinales ou somatiques des gènes BRCA alors associées au traitement par l'olaparib (LYNPARZA), le traitement plus efficace des récidives, les soins de support, etc. ont permis de doubler les taux de survie à 5 ans. Il faut cependant avoir conscience que ces traitements restent lourds, avec un impact important sur la vie des patientes et de leur entourage.
Demain, l'immunothérapie et les combinaisons de médicaments permettront, probablement, d'améliorer encore ces résultats.

Pour les tumeurs frontières.

Il s'agit de tumeurs bénignes, mais qui peuvent d'étendre sur le péritoine et se transformer en tumeur maligne. Ces maladies sont le plus souvent diagnostiquées à un stade précoce (atteinte d'un ou deux ovaires et extension nulle ou limitée). Leur pronostic est le plus souvent très bon, à la condition qu'ellesls aient été correctement diagnostiquées et opérées (il n'y a pas d'indication de chimiothérapie pour ces maladies).

Ceci nécessite de les « identifier » parmi les kystes de l'ovaire. Le diagnostic repose sur les données cliniques, l'échographie de deuxième intention, l'IRM et le dosage des marqueurs.
L'intervention chirurgicale est un temps important de leur traitement, car elle doit effectuer l'exérèse de la tumeur (ou des tumeurs en cas de stade bilatéral), idéalement sans rupture per-opératoire , mais aussi la stadification c'est-à-dire des prélèvements multiples dans la cavité abdominale pour s'assurer de l'absence d'extension en dehors des annexes.
Enfin, il est indispensable que le diagnostic soit confirmé par un anatomopathologiste entraîné à cette pathologie, et le traitement décidé par une Réunion de Concertation Multidisciplinaire (RCP) également entraînée, qui proposera une prise en charge adaptée aux derniers référentiels.

Un suivi prolongé doit être effectué, pour diagnostiquer et traiter une éventuelle récidive tardive.