Service De Chirurgie Cancérologique Gynécologique et du Sein - Professeur Lecuru

Service de Chirurgie Cancérologique Gynécologique et du Sein

Pôle Cancérologie – Spécialités de l'HEGP.
Labellisé par l'APHP «centre expert cancer du sein» et «centre expert en oncologie gynécologique».

chirurgiegynecologique.eu


Cancer de l'ovaire - Ce qu'il faut savoir

Le « cancer de l’ovaire » regroupe en réalité beaucoup de maladies très différentes dans leur expression et leur pronostic.

Schématiquement on distingue :

  • Les tumeurs épithéliales malignes. Ce sont les cancers les plus fréquents, ceux que l’on appelle en général « cancer de l’ovaire ». Ils sont développés à partir des cellules qui recouvrent la surface de l’ovaire ou à partir des cellules de la trompe (et plus rarement du péritoine).
  • Les tumeurs rares. Ces cancers représentent moins de 20 % de l’ensemble des cancers ovariens. On en distingue 2 catégories : les tumeurs germinales malignes et les tumeurs du stroma et des cordons sexuels.
  • Enfin les tumeurs frontières qui ne sont pas à proprement parlé des cancers mais dont certains aspects et la prise en charge sont souvent proches de celles des lésions néoplasiques.
Les cancers de l’ovaire correspondent le plus souvent à un carcinome séreux de haut grade, mais il faut savoir qu’il existe d’autres types cellulaires (cancer endométrioïde, carcino-sarcome, etc). La particularité de cette maladie tient à son mode d’extension. La tumeur est en effet directement au contact des organes pelviens (utérus, vessie, sigmoïde et rectum). De plus, les cellules libérées par la tumeur vont pouvoir suivre le fluide abdominal et aller se greffer sur tous les tissus et organes de l’abdomen (péritoine, colon, intestin, grêle, épiploon).

Ce cancer ne donne pas ou très peu de symptôme. Ceux-ci sont généralement non spécifiques (gêne abdominale, pesanteur, constipation variable, saignements). Il n’y a pas de test de dépistage efficace capable de trouver la maladie à un stade précoce. Le diagnostic est donc fait dans la majorité des cas à un stade dit avancé lorsqu’il existe des greffes de tissus néoplasique à la surface du péritoine et de multiples organes.

Le cancer de l’ovaire nécessite une prise en charge complexe faisant intervenir de multiples spécialistes : chirurgiens, oncologues médicaux, pathologistes, radiologues, nutritionnistes, généticiens, etc.… leur entrainement à la prise en charge de la maladie et leur entrainement à travailler ensemble améliore les résultats. La prise en charge est complexe car il faut faire le diagnostic précis du type de cancer, de son extension, de l’état général de la patiente, des caractéristiques biologiques de la tumeur etc.…Les traitements sont de plus en plus personnalisés.

Enfin, plus de 30 % de ces maladies ont une cause héréditaire (mutations d’un gène) et relève d’une prise en charge spécifique.